
Régis FERRACCI
Historien de formation, enseignant et directeur d’école, Régis Ferracci est animé depuis toujours par la curiosité, le goût de la recherche et le désir de transmettre. Derrière ses différents parcours se retrouve une même démarche : comprendre le monde qui l’entoure, interroger son histoire et chercher des réponses là où elles ne sont pas immédiatement accessibles.
Un parcours tourné vers la transmission
Né à Lyon en 1968, Régis Ferracci grandit dans le bassin cannois, où ses parents s’installent alors qu’il est encore enfant. Il y effectue toute sa scolarité, d’abord à l’école Pasteur au Cannet, puis au collège Carnot et au lycée Bristol à Cannes. Après l’obtention de son baccalauréat en 1987, il poursuit des études d’histoire à l’Université de Nice et obtient une maîtrise d’histoire en 1991.
Dès ses années universitaires, il commence à écrire. Il rédige d’abord de nombreux articles consacrés à la vie universitaire, puis s’intéresse aux compétitions motocyclistes auxquelles participe son frère. Il mène également ses propres recherches et rédige plusieurs travaux personnels. Peu à peu se dessine une manière de travailler qui ne le quittera plus : observer, s’interroger, rechercher, comprendre et transmettre.
De la Méditerranée à la Marine nationale
Durant ses études, Régis Ferracci travaille pendant trois ans comme marin à bord des navettes assurant les liaisons avec les îles de Lérins afin de financer ses études. Après l’université, il accomplit son service militaire au sein de la Marine nationale. Il sert à bord du porte-avions Foch et participe notamment à la mission Balbuzard liée au conflit en ex-Yougoslavie.

À bord du porte-avions Foch durant son service militaire.
L’enseignement, une vocation
À l’issue de son service militaire, Régis Ferracci se tourne vers l’enseignement. Après une première année de formation à l’IUFM de Draguignan, il réussit le concours de professeur des écoles, poursuit sa formation à Nice et est titularisé en 1995. En 2000, il devient directeur de l’école maternelle publique des Mirandoles, au Cannet, fonction qu’il exerce toujours aujourd’hui avec le même attachement à son métier. En 2019, son engagement au service de l’Éducation nationale est distingué par sa nomination au grade de chevalier dans l’ordre des Palmes académiques.

Régis Ferracci dans son école au Cannet.
Engagements et passions
Parallèlement à son activité professionnelle, Régis Ferracci s’investit pendant plus d’une dizaine d’années dans le milieu associatif et humanitaire, notamment au profit d’Haïti. Marié et père d’une fille, il nourrit également de nombreuses passions : le karaté, dont il est 3e dan, la moto et l’aviation. Titulaire d’un brevet de pilote privé, il apprécie tout autant la nature, les oiseaux, le ciel étoilé et le calme.



Le déclic de l’écriture : La République
Son premier livre publié naît d’une question apparemment simple : pourquoi une ferme isolée dans la forêt de Tourrettes, dans le Var, porte-t-elle le nom de « La République » ? Ni les habitants, ni les élus, ni les archives consultées ne lui apportent alors de réponse. Régis Ferracci entreprend donc sa propre enquête. Pendant près d’un an, il recherche, rencontre, recoupe les témoignages et remonte le fil des événements et de la vie d’un homme profondément attaché à la République.
Il découvre qu’une question restée sans réponse peut ouvrir la voie à une enquête historique et qu’en cherchant suffisamment loin, il est parfois possible de faire émerger une histoire que nul ne connaissait. Cette découverte devient un véritable déclencheur : lorsque la réponse n’existe pas encore, il faut parfois aller la chercher soi-même. Et lorsque cette recherche permet de restituer une histoire oubliée, elle mérite d’être transmise.


Sainte-Marguerite, un lien de toujours
L’île Sainte-Marguerite occupe une place particulière dans le parcours de Régis Ferracci. Il la connaît depuis l’enfance et, au fil des années, ce lieu familier devient bien davantage qu’une destination. Étudiant, il travaille pendant trois ans comme marin à bord des navettes assurant les liaisons avec les îles de Lérins. Il travaille également durant deux années comme guide sur Sainte-Marguerite.
Dans le cadre de ses recherches universitaires, il va jusqu’à habiter sur l’île, vivant ainsi au plus près de son territoire, de son patrimoine et de son histoire. Sainte-Marguerite accompagne donc Régis Ferracci bien avant de devenir un sujet d’écriture. Il l’a connue enfant, parcourue comme guide, approchée par la mer comme marin, habitée comme étudiant, puis étudiée comme historien.

Régis Ferracci, marin sur les navettes desservant les îles de Lérins durant ses années universitaires.
Des décennies plus tard, consacrer un ouvrage à l’île Sainte-Marguerite apparaît comme l’aboutissement naturel de cette longue relation avec elle : non seulement raconter son histoire, mais aussi transmettre ce qu’une vie passée à la fréquenter, l’observer et l’étudier lui a permis d’en comprendre.
Pourquoi ? Comment ?
Pour Régis Ferracci, l’Histoire ne consiste pas seulement à connaître ou à raconter le passé. Elle commence par deux questions simples : « Pourquoi ? » et « Comment ? » Face au monde qui l’entoure, il cherche à comprendre. Lorsque la réponse ne se trouve ni dans les livres, ni dans les archives, ni sur Internet ou dans les outils modernes de recherche, commence alors ce qui l’intéresse peut-être le plus : chercher soi-même.
Retrouver les traces, confronter les documents et les témoignages, replacer les faits dans leur contexte et tenter d’apporter une réponse là où subsiste encore une interrogation : telle est sa démarche. Pour lui, toute connaissance mérite d’être recherchée puis transmise.
Profondément attaché aux valeurs de la République française, Régis Ferracci place la liberté, les droits de l’Homme, le respect de l’autre et le refus de toute forme de racisme parmi les convictions qui l’accompagnent. Ces valeurs trouvent naturellement leur prolongement dans son métier d’enseignant, dans son goût pour la transmission et dans son intérêt pour l’Histoire.
En partageant le fruit de ses recherches, Régis Ferracci souhaite contribuer, à son échelle, à une meilleure compréhension de notre histoire et de notre patrimoine, mais aussi laisser une trace utile à ceux qui, demain, souhaiteront poursuivre ces recherches.
Car derrière l’enseignant, le directeur d’école, l’historien et l’auteur se retrouve finalement une même démarche : chercher à comprendre pour mieux transmettre.